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Ronaldo, Messi, Mbappé, Haaland : qui est le meilleur buteur ? Le point de vue du démographeRonaldo, Messi, Mbappé, Haaland: who is the best goalscorer? A demographer's view

Comme pour la fécondité, tout dépend de l'exposition et de l'âgeAs with fertility, it all depends on exposure and age

Fin 2025, Cristiano Ronaldo comptait 143 buts avec le Portugal, Kylian Mbappé 55 avec la France. Faut-il en conclure que Ronaldo est presque trois fois plus efficace ? Non : Ronaldo avait 40 ans et 226 sélections, Mbappé 27 ans et 94 sélections. Comparer ces deux totaux, c’est comme comparer le nombre d’enfants d’une femme de 40 ans et d’une femme de 27 ans sans tenir compte de leur âge. Les démographes évitent ce piège depuis longtemps avec deux outils simples : rapporter les événements à l’exposition (ici, le nombre de matchs) et comparer à âge égal. Appliqués à Ronaldo, Messi, Mbappé, Haaland et même au jeune Lamine Yamal, ils bousculent les classements habituels.

1. Les buteurs : total, taux et âge

Prenons neuf grands buteurs en sélection nationale, encore en activité ou récemment retirés, et arrêtons les compteurs au 31 décembre 2025 pour tous. Le classement couramment publié est celui du total des buts. La figure 1 le met face à des classements corrigés selon les règles des démographes.

  • Le total des buts mesure une carrière entière : Ronaldo est premier, Haaland dernier.
  • Les buts par match rapportent les buts au nombre de matchs joués, comme un taux rapporte des naissances à une population exposée. Haaland passe premier (1,15 but par match), Ronaldo quatrième (0,63).
  • Les buts jusqu’à 25 ans comparent les joueurs au même âge, l’âge de Haaland, le plus jeune. Ronaldo tombe à la septième place : 25 buts en 79 sélections. Au même âge, Mbappé en avait 46 et Neymar 53.

At the end of 2025, Cristiano Ronaldo had scored 143 goals for Portugal, Kylian Mbappé 55 for France. Does this mean Ronaldo is almost three times as effective? No: Ronaldo was 40 with 226 caps, Mbappé 27 with 94 caps. Comparing these two totals is like comparing the number of children of a 40-year-old woman and a 27-year-old woman without taking their age into account. Demographers have long avoided this trap with two simple tools: relating events to exposure (here, the number of matches) and comparing at the same age. Applied to Ronaldo, Messi, Mbappé, Haaland and even young Lamine Yamal, they shake up the usual rankings.

1. Goalscorers: total, rate and age

Take nine great international goalscorers, still playing or recently retired, and stop the counters at 31 December 2025 for all of them. The commonly published ranking is by total goals. Figure 1 sets it against rankings corrected according to demographers’ rules.

  • Total goals measure a whole career: Ronaldo is first, Haaland last.
  • Goals per match relate goals to the number of matches played, just as a rate relates births to an exposed population. Haaland moves to first (1.15 goals per match), Ronaldo to fourth (0.63).
  • Goals up to age 25 compare players at the same age, Haaland’s age, the youngest. Ronaldo drops to seventh: 25 goals in 79 caps. At the same age, Mbappé had 46 and Neymar 53.

Classement courant contre classement corrigé : Ronaldo premier au total, Haaland premier par match et à âge égalUsual versus corrected ranking: Ronaldo first in total, Haaland first per match and at the same age

Matchs officiels avec l’équipe nationale A, jusqu’au 31 décembre 2025. « Jusqu’à 25 ans » : jusqu’à l’année civile des 25 ans du joueur. « Grands tournois » : phases finales de Coupe du monde, d’Euro, de Copa América et de CAN. À gauche, le classement courant, au total des buts ; à droite, le classement corrigé selon l’indicateur choisi ; les lignes relient le même joueur. Sources : tableaux annuels « International » de Wikipédia (consultés le 21 octobre 2026) ; base international_results pour les buts en tournoi ; calculs de l’auteur.Official matches with the senior national team, up to 31 December 2025. “Up to age 25”: up to the calendar year of the player’s 25th birthday. “Major tournaments”: World Cup, Euro, Copa América and Africa Cup of Nations finals. Left: the usual ranking, by total goals; right: the corrected ranking on the chosen indicator; lines link the same player. Sources: Wikipedia’s yearly “International” tables (accessed 21 October 2026); international_results database for tournament goals; author’s calculations.

Aucun de ces classements n’est « le vrai ». Ils répondent à des questions différentes : qui a marqué le plus (le total), qui marque le plus souvent (le taux), qui a été le plus précoce (l’âge). Ronaldo illustre bien la différence entre l’intensité et le calendrier : peu précoce, il a marqué 118 de ses 143 buts après 25 ans, à 0,80 but par match. Mbappé, lui, est en avance sur Ronaldo au même âge, mais sa carrière n’est pas terminée. Juger un joueur de 27 ans sur son total revient à juger la fécondité d’une femme de 27 ans sur ses enfants déjà nés (figure 2). Le cas extrême est Lamine Yamal : à 18 ans, il comptait déjà 23 sélections et 6 buts avec l’Espagne, alors qu’au même âge Ronaldo et Messi n’avaient encore marqué aucun but en sélection, et Mbappé n’avait jamais été appelé. Mais avec 6 buts au total, il n’apparaît dans aucun classement courant : à 18 ans, seule la comparaison à âge égal a un sens. Ailier plus que buteur, il se juge aussi sur ses passes décisives.

Une autre statistique courante retire les penalties, qui dépendent surtout du rôle de tireur désigné. En phase finale de grands tournois, jusqu’à fin 2025, 6 des 22 buts de Ronaldo et 7 des 27 buts de Messi sont des penalties. Sans eux, Messi (20 buts) devance nettement Ronaldo (16). Haaland, lui, n’a aucun but en grand tournoi : la Norvège ne s’était jamais qualifiée avant 2026. Ce n’est pas un manque de talent, c’est un manque d’exposition.

None of these rankings is “the true one”. They answer different questions: who scored the most (the total), who scores most often (the rate), who was the most precocious (age). Ronaldo nicely illustrates the difference between quantum and tempo: a late starter, he scored 118 of his 143 goals after age 25, at 0.80 goals per match. Mbappé is ahead of Ronaldo at the same age, but his career is not over. Judging a 27-year-old on his total is like judging a 27-year-old woman’s fertility on the children she has already had (figure 2). The extreme case is Lamine Yamal: at 18, he already had 23 caps and 6 goals for Spain, whereas at the same age Ronaldo and Messi had not yet scored for their country, and Mbappé had never been called up. Yet with 6 goals in total, he appears in no usual ranking: at 18, only a same-age comparison makes sense. More a winger than a striker, he should also be judged on his assists.

Another common statistic removes penalties, which mostly depend on being the designated taker. In major-tournament finals, up to the end of 2025, 6 of Ronaldo’s 22 goals and 7 of Messi’s 27 were penalties. Without them, Messi (20 goals) is clearly ahead of Ronaldo (16). Haaland has no goals at all in major tournaments: Norway had never qualified before 2026. This is not a lack of talent but a lack of exposure.

Comparer à âge égal : à 25 ans, Mbappé avait 46 buts et Ronaldo 25 ; à 18 ans, Yamal en avait déjà 6Comparing at the same age: at 25, Mbappé had 46 goals and Ronaldo 25; at 18, Yamal already had 6

Buts cumulés en équipe nationale A, année par année jusqu’à fin 2025, selon l’âge atteint dans l’année ou selon le nombre de sélections ; Lamine Yamal en pointillé. Plus la pente est forte, plus le joueur marque vite. Source : Wikipédia ; calculs de l’auteur.Cumulative goals for the senior national team, year by year up to the end of 2025, by age reached in the year or by number of caps; Lamine Yamal dotted. The steeper the slope, the faster the player scores. Source: Wikipedia; author’s calculations.

2. Un classement d’ensemble : l’indice composite

Peut-on résumer ces indicateurs en un seul classement ? Sur le modèle de l’indice de développement humain, nous avons construit un indice composite de 0 à 100 qui combine quatre dimensions : le volume (total des buts), l’efficacité (buts par match), la précocité (buts et buts par match jusqu’à 25 ans) et les grands tournois (buts hors penalties). Chaque dimension compte pour un quart (figure 3 et encadré).

Ronaldo arrive en tête avec 53 points, mais Messi (52) et Haaland (50) le suivent de près : moins de 4 points séparent les trois premiers. Haaland gagne six places par rapport au classement courant, et Lewandowski en perd cinq. Ce podium est fragile : avec cinq indicateurs à poids égal, Haaland passe premier et Ronaldo cinquième. Seul le bas du classement est stable : Lewandowski est dernier et Suárez huitième quelle que soit la méthode. Un classement d’ensemble dépend donc autant des choix du statisticien que des performances des joueurs.

2. An overall ranking: the composite index

Can these indicators be summarised in a single ranking? Following the model of the Human Development Index, we built a composite index from 0 to 100 combining four dimensions: volume (total goals), efficiency (goals per match), precocity (goals and goals per match up to age 25) and major tournaments (goals excluding penalties). Each dimension counts for a quarter (figure 3 and box).

Ronaldo comes first with 53 points, but Messi (52) and Haaland (50) are close behind: fewer than 4 points separate the top three. Haaland gains six places compared with the usual ranking, and Lewandowski loses five. This podium is fragile: with five equally weighted indicators, Haaland moves to first and Ronaldo to fifth. Only the bottom of the ranking is stable: Lewandowski is last and Suárez eighth whatever the method. An overall ranking thus depends as much on the statistician’s choices as on the players’ performances.

Indice composite : Ronaldo, Messi et Haaland à moins de 4 points les uns des autresComposite index: Ronaldo, Messi and Haaland within 4 points of each other

VolumeVolume EfficacitéEfficiency PrécocitéPrecocity Grands tournoisMajor tournaments
Indice de 0 à 100 ; chaque couleur montre la contribution d’une dimension. ▲ et ▼ : places gagnées ou perdues par rapport au classement courant (total des buts). Survolez une barre pour voir les scores par dimension. Calculs de l’auteur ; méthode dans l’encadré ci-dessous.Index from 0 to 100; each colour shows one dimension’s contribution. ▲ and ▼: places gained or lost compared with the usual ranking (total goals). Hover over a bar to see the scores by dimension. Author’s calculations; method in the box below.

Note méthodologique : construction de l’indice composite

  1. Indicateurs. Les cinq indicateurs de la figure 1 (total des buts, buts par match, buts jusqu’à 25 ans, buts par match jusqu’à 25 ans, buts en grands tournois hors penalties), pour les neuf buteurs, au 31 décembre 2025.
  2. Normalisation. Chaque indicateur est ramené sur une échelle de 0 à 100 : score = 100 × (valeur − minimum) / (maximum − minimum). Le meilleur des neuf obtient 100, le moins bon 0. C’est la méthode de l’indice de développement humain du PNUD.
  3. Dimensions et poids. Quatre dimensions, chacune pesant 25 % : volume, efficacité, précocité (moyenne des deux indicateurs jusqu’à 25 ans) et grands tournois. Regrouper les deux indicateurs de précocité évite de donner deux fois plus de poids à l’âge.
  4. Agrégation. Moyenne arithmétique des quatre dimensions. La moyenne géométrique, utilisée par l’IDH, n’est pas possible ici : Haaland a 0 en grands tournois et Mbappé et Haaland ont 0 en volume, ce qui annulerait leur indice.
  5. Sensibilité. Deux variantes : cinq indicateurs à poids égal (la précocité pèse alors 40 %) et le rang moyen sur les cinq indicateurs. Le tableau ci-dessous compare les rangs.
JoueurRang courant (total des buts)Indice (4 dimensions)Rang selon l’indiceRang, 5 indicateurs à poids égalRang, rang moyen
Cristiano Ronaldo153,3155
Lionel Messi252,0232 (ex æquo)
Erling Haaland950,0312 (ex æquo)
Romelu Lukaku344,1441
Neymar541,2522 (ex æquo)
Harry Kane631,8676
Kylian Mbappé830,5767
Luis Suárez728,5888
Robert Lewandowski419,0999

Limites. L’indice est relatif : ajouter ou retirer un joueur change les minimums et les maximums, donc les scores. Les poids égaux sont une convention, pas une vérité. Comme les indicateurs de départ, l’indice ignore la force des adversaires et les minutes jouées.

Methodological note: building the composite index

  1. Indicators. The five indicators of figure 1 (total goals, goals per match, goals up to age 25, goals per match up to age 25, major-tournament goals excluding penalties), for the nine scorers, as of 31 December 2025.
  2. Normalisation. Each indicator is rescaled from 0 to 100: score = 100 × (value − minimum) / (maximum − minimum). The best of the nine gets 100, the lowest 0. This is the method of UNDP’s Human Development Index.
  3. Dimensions and weights. Four dimensions, each weighing 25%: volume, efficiency, precocity (mean of the two indicators up to age 25) and major tournaments. Grouping the two precocity indicators avoids giving age twice the weight.
  4. Aggregation. Arithmetic mean of the four dimensions. The geometric mean used by the HDI is not possible here: Haaland scores 0 in major tournaments and Mbappé and Haaland score 0 in volume, which would cancel their index.
  5. Sensitivity. Two variants: five equally weighted indicators (precocity then weighs 40%) and the mean rank across the five indicators. The table below compares the ranks.
PlayerUsual rank (total goals)Index (4 dimensions)Rank on the indexRank, 5 equally weighted indicatorsRank, mean rank
Cristiano Ronaldo153.3155
Lionel Messi252.0232 (tied)
Erling Haaland950.0312 (tied)
Romelu Lukaku344.1441
Neymar541.2522 (tied)
Harry Kane631.8676
Kylian Mbappé830.5767
Luis Suárez728.5888
Robert Lewandowski419.0999

Limits. The index is relative: adding or removing a player changes the minimums and maximums, hence the scores. Equal weights are a convention, not a truth. Like the underlying indicators, the index ignores the strength of opponents and minutes played.

3. Les équipes : victoires ou victoires par match ?

Même erreur pour les équipes : on compare des victoires ou des titres sans tenir compte du nombre de matchs ni de participations. La figure 4 met face à face, pour chacune des quatre grandes compétitions, le classement courant (au nombre de victoires ou de titres) et un classement corrigé, pour les dix équipes qui ont gagné le plus de matchs.

  • Coupe du monde (1930-2026). Le Brésil compte le plus de victoires (79), mais il a aussi joué le plus de matchs (119). Par match, il reste premier (2,16 points), mais les Pays-Bas passent de la 8e à la 3e place, sans aucun titre. Rapportée aux participations, l’Italie (4 titres en 18 éditions) devance légèrement le Brésil (5 en 23).
  • Coupe d’Afrique des nations (1957-2026). L’Égypte a le plus de victoires (64) et de titres (7), mais le Nigeria prend plus de points par match (1,92 contre 1,85). La RD Congo, 11e aux victoires (23 en 84 matchs), remonte au niveau de l’Algérie et du Maroc pour les titres par participation (2 en 21 éditions, soit 10 %).
  • Euro (1960-2024). L’Allemagne a le plus de victoires (30), mais l’Espagne est première par match (1,87 point) et par participation (4 titres en 12 éditions, soit 33 %).
  • Copa América (1916-2024). L’Argentine domine avec ou sans standardisation (2,11 points par match). Le Chili, 4e aux victoires, tombe à la 8e place par match : il a beaucoup joué, mais perdu plus souvent qu’il n’a gagné (88 défaites pour 66 victoires).

3. Teams: wins or wins per match?

Same mistake for teams: wins or titles are compared without accounting for the number of matches or tournaments played. For each of the four major competitions, figure 4 sets the usual ranking (by number of wins or titles) against a corrected ranking, for the ten teams with the most wins.

  • World Cup (1930-2026). Brazil has the most wins (79), but also the most matches (119). Per match it stays first (2.16 points), but the Netherlands move from 8th to 3rd, without a single title. Relative to tournaments played, Italy (4 titles in 18 editions) edges ahead of Brazil (5 in 23).
  • Africa Cup of Nations (1957-2026). Egypt has the most wins (64) and titles (7), but Nigeria earns more points per match (1.92 versus 1.85). DR Congo, 11th on wins (23 in 84 matches), rises to the level of Algeria and Morocco in titles per tournament (2 in 21 editions, or 10%).
  • Euro (1960-2024). Germany has the most wins (30), but Spain is first per match (1.87 points) and per tournament (4 titles in 12 editions, or 33%).
  • Copa América (1916-2024). Argentina dominates with or without standardisation (2.11 points per match). Chile, 4th on wins, drops to 8th per match: it played a lot but lost more often than it won (88 defeats for 66 wins).

Classement courant contre classement corrigé : rapportés aux matchs joués, les classements changent dans les quatre compétitionsUsual versus corrected ranking: relative to matches played, rankings change in all four competitions

Les dix équipes ayant gagné le plus de matchs en phase finale de chaque compétition (plus la RD Congo, 11e, pour la CAN). Points : 3 par victoire, 1 par nul, pour toutes les éditions ; un match décidé aux tirs au but compte comme un nul. Les équipes portent leur nom actuel : l’Allemagne inclut la RFA, la Russie l’URSS, la Tchéquie la Tchécoslovaquie. CAN 2025 : titre attribué au Maroc sur tapis vert par la CAF (mars 2026), appel du Sénégal en cours devant le Tribunal arbitral du sport. Copa América : éditions « extraordinaires » comprises. À gauche, le classement courant, au nombre de victoires (ou de titres) ; à droite, le classement corrigé ; les lignes relient la même équipe. Source : base international_results (M. Jürisoo, GitHub) ; calculs de l’auteur.The ten teams with the most wins in the finals of each competition (plus DR Congo, 11th, for the Africa Cup). Points: 3 per win, 1 per draw, for all editions; a match decided on penalties counts as a draw. Teams carry their current name: Germany includes West Germany, Russia the USSR, Czechia Czechoslovakia. 2025 Africa Cup: title awarded to Morocco by CAF ruling (March 2026), Senegal’s appeal pending before the Court of Arbitration for Sport. Copa América: “extraordinary” editions included. Left: the usual ranking, by number of wins (or titles); right: the corrected ranking; lines link the same team. Source: international_results database (M. Jürisoo, GitHub); author’s calculations.

4. Ce que ces indicateurs ne corrigent pas

Les statistiques les plus fines, comme les buts par 90 minutes, les passes décisives ou les buts attendus (expected goals), utilisent un meilleur dénominateur que le match : le temps réellement joué, comme les démographes préfèrent les personnes-années aux personnes. Elles ne sont malheureusement pas publiées gratuitement et complètement pour toutes les carrières.

Un but contre une petite équipe compte autant qu’un but en finale de Coupe du monde : ces taux ne tiennent pas compte de la force des adversaires, et un taux calculé sur peu de matchs, comme celui de Haaland (48 matchs), reste fragile. Mais la règle de base vaut pour le football comme pour la démographie : avant de comparer deux chiffres, se demander sur combien de matchs et à quel âge.

Note méthodologique

Joueurs : sélections et buts en équipe nationale A par année civile, d’après les tableaux « International » de Wikipédia consultés le 21 octobre 2026, arrêtés au 31 décembre 2025 pour avoir la même date de fin pour tous ; l’âge est l’âge atteint dans l’année. Neuf buteurs pour lesquels ce détail annuel est publié. Équipes : tous les matchs de phase finale de Coupe du monde, de CAN, d’Euro et de Copa América de la base international_results (mise à jour en octobre 2026). Titres : palmarès officiels des confédérations.

4. What these indicators do not correct

Finer statistics, such as goals per 90 minutes, assists or expected goals (xG), use a better denominator than the match: the time actually played, just as demographers prefer person-years to persons. Unfortunately, they are not freely and completely published for whole careers.

A goal against a minnow counts as much as a goal in a World Cup final: these rates ignore the strength of opponents, and a rate based on few matches, like Haaland’s (48 matches), remains fragile. But the basic rule holds for football as for demography: before comparing two figures, ask over how many matches and at what age.

Methodological note

Players: caps and goals for the senior national team by calendar year, from Wikipedia’s “International” tables accessed on 21 October 2026, stopped at 31 December 2025 so that all players share the same end date; age is the age reached during the year. Nine scorers for whom this yearly detail is published. Teams: all World Cup, Africa Cup of Nations, Euro and Copa América finals matches in the international_results database (updated October 2026). Titles: official confederation records.